Monsanto rachète le spécialiste de la protection des abeilles! Frederic Lefebvre avoue l’échec de son plan qualité alimentaire
oct 17

Dans une étude publiée, la semaine dernière, le cabinet d’études économiques Xerfi, estime que la croissance de la consommation alimentaire en France sera limitée à 0,8% en 2012 et 0,6% en 2013 en volume, en particulier sous l’effet du recul des boissons alcoolisées. Outre la dégradation de la conjoncture, la hausse persistante des dépenses incontournables (logement, télécom, assurances) entraînera des arbitrages plus défavorables des ménages sur les autres postes parmi lesquels l’alimentaire. Les consommateurs prêteront plus que jamais attention à leurs dépenses alimentaires. Pour limiter celles-ci, ils achèteront moins souvent ou en plus petites quantités les produits jugés non essentiels. Ils pourront aussi préférer les marques de distributeurs ou les promotions. Ils privilégieront également les références moins coûteuses au sein d’une même catégorie (par exemple de la volaille plutôt que du boeuf ou des surgelés plutôt que des légumes frais). Dans le cas des viandes bovines, les transformateurs, comme Bigard ou Terrena, font face à la baisse de la consommation individuelle et à la concurrence croissante de la volaille. Pour reconquérir les ménages, les fabricants doivent lutter contre l’image de cherté attachée aux viandes bovines, alors que la hausse des prix des matières premières en amont de la filière renchérit les coûts de production. La question des matières premières est certes moins préoccupante pour les industriels des boissons (à l’exception des producteurs de jus de fruits). Ces derniers sont en revanche les plus directement concernés par les mesures du plan de rigueur annoncé par le gouvernement, et en particulier une taxation renforcée des alcools et des boissons enrichies en sucre. Les grands groupes sont mieux armés pour faire face à la hausse des cours des matières premières (gestion des achats, pouvoir de marché pour mieux répercuter les surcoûts), note Xerfi. Ceci explique pourquoi les IAA cherchent à accroître leur taille, comme en témoigne la reprise d’Entremont par Sodiaal, ou le rachat de l’italien Parmalat par Lactalis. Elles investissent dans l’innovation sur le segment de la nutrition, la praticité d’utilisation ou le développement durable, mais sont confrontées à des enseignes de la grande distribution qui gardent la main lors des négociations tarifaires.

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