Alors que la ministre française de l’Economie officialisait, ce jour, sa candidature à la succession de Dominique Strauss Kahn, à la tête du Fonds monétaire international, la presse indienne, ne ménageait pas ses sarcasmes à l’encontre de Christine Lagarde, dans ses éditions du 24 mai. L’Inde qui milite depuis de nombreux jours pour l’abandon de la règle, non écrite, qui veut que la gouvernance du FMI soit attribuée à un Européen reconnaît que les pays émergents, par manque de temps, ont peu de chances de présenter un candidat crédible. Mais la ministre française est prévenue, elle sera sous haute surveillance des Indiens. Les éditorialistes se sont fait un plaisir de lui rappeler que parler couramment anglais et être de nationalité européenne, n’étaient pas des qualités suffisantes pour gouverner le FMI. Balayant les éventuels futurs ennuis de la ministre, en relation avec l’affaire Tapie, The Times of India, pointe qu’elle n’a, à son crédit, aucune réforme, décision ou débat lancé lors de son passage à Bercy. Sa voix n’a jamais été audible lors de la crise économique, présentant une position de la France, tout en étant incapable de la définir clairement. Elle n’a en fait été que le porte voix de Nicolas Sarkozy. Elle n’a aucune instruction académique en matière d’économie ou de finances et encore moins des convictions affirmées dans ces domaines. Elle n’a pas su imposer une discipline fiscale à son pays. En clair, pour le journal, elle n’a aucune raison de prendre la tête du FMI.
mai 25